L’ambassadeur du Maroc en Afrique du Sud, Youssef Amrani, a présenté, mercredi à Johannesburg, la stratégie déployée par le Maroc pour le développement des énergies renouvelables, tout en mettant en valeur la pertinence de cette stratégie pour l’Afrique, un continent qui fait face à de nombreux défis liés à l’impact des changements climatiques.

S’exprimant à l’ouverture  du «Power Week Africa», M. Amrani a, d’emblée, rappelé l’initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI d’inviter plus de 30 pays africains au premier sommet africain de l’Action sur les changements climatiques, organisé à Marrakech en marge de la COP22 (2016).

C’était un sommet opportun eu égard à la priorité que tous les pays africains doivent accorder aux questions relatives aux énergies renouvelables et leur développement, a dit l’ambassadeur, rappelant les efforts déployés par le Maroc, depuis plus de 10 ans, pour la promotion, à l’échelle continentale, d’une vision intégrée, inclusive et concertée de ces questions.

«Le Maroc est convaincu que la mise en œuvre de toute stratégie durable et viable pour la lutte contre les changements climatiques doit être soutenue par tous les pays africains», a-t-il dit, soulignant que le Maroc demeure engagé, aux côtés des autres pays africains frères au sein de l’Union africaine, en faveur d’une Afrique orientée vers l’avenir et maitre de son propre destin.

Les défis sont de taille mais avec la détermination de toutes ses composantes, l’Afrique saura les relever, a encore dit le diplomate, soulignant que l’objectif ultime reste de construire une Afrique résiliente aux changements climatiques et engagée sur la voie d’un développement durable tout en respectant l’équilibre environnemental et social.

Dans cette veine, M. Amrani a relevé que l’Afrique doit parler d’une seule voix pour demander la mobilisation des ressources nécessaires.

«Il est de notre devoir de donner une forte impulsion à l’émergence africaine et continuer à avancer vers la réalisation des objectifs identifiés, a-t-il poursuivi.

Le diplomate a cité le projet de gazoduc Maroc-Nigeria comme un modèle de partenariat africain qui devra accélérer la mise en œuvre de projets d’électrification au profit des populations, créer un marché énergétique compétitif et contribuer à l’industrialisation et l’intégration de la région d’Afrique du l’Ouest et du Nord.

Par ailleurs, M. Amrani a relevé que la conférence de Johannesburg offre l’occasion de partager les ambitions et les visions pour l’avenir.

Il a, dans ce contexte, passé en revue les différentes réformes initiées dans le Royaume, soulignant que cette stratégie, qui émane de la plus haute autorité politique du pays, s’assigne comme objectif de réaliser le développement de l’efficacité énergétique et renforcer l’intégration régional.

Sur le plan institutionnel, la priorité a été accordée aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique à travers la mise en place de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) et la Moroccan Agency for Sustainable Energy (MASEN).

Ce cadre institutionnel a été amélioré avec l’accélération de la transition énergétique pour assurer une meilleure coordination entre les différents acteurs et servir d’appui au investisseurs nationaux et étrangers, a dit M. Amrani, avant de conclure que l’Afrique, un continent qui connaît une profonde mutation structurelle, se trouve dans une phase décisive de son histoire qui requiert la mise en œuvre de stratégies concertées et des mécanismes innovants pour pouvoir continuer résolument sa marche vers davantage de développement.

Pour sa part, Saïd Mouline, directeur général de l’AMEE, s’est attardé sur les objectifs de la stratégie, notamment de porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national a 42 pc en 2020 et a 52 pc a l’horizon 2030.

Il a relevé que le cadre régulateur du secteur a été renforcé et des outils financiers ont été mis en œuvre avec les institutions financières locales pour financer des projets d’efficience énergétique dans les secteurs du bâtiment, de l’industrie et de l’agriculture.

A la faveur des efforts déployés dans ce domaine, le Maroc s’est positionné en tant qu’acteur actif dans les négociations internationales sur les changements climatiques, a dit le responsable.

Parmi les autres initiatives entreprises par le Royaume, M. Mouline a cité la Proclamation de Marrakech pour l’action en faveur du climat et du développement durable, adoptée lors de la COP22. Il s’agit, selon lui, d’une initiative qui a marqué un tournant vers «une nouvelle ère de mise en œuvre et d’action pour le climat», qui a incité les acteurs non-Etatiques à s’associer aux gouvernements pour prendre des mesures visant à atténuer les changements climatiques.

Le Maroc a également lancé, lors de la COP22, un plan pour l’adaptation du secteur agricole africain et a continué de défendre avec efficacité les préoccupations africaines lors de la COP23, a ajouté le directeur général de l’AMEE, notant que le sommet africain de l’action organisé en marge de la COP22 a été destiné à montrer comment divers secteurs liés aux changements climatiques comme l’agriculture, l’énergie, et l’eau, peuvent être développés en Afrique par des acteurs africains.

Illustrant le déploiement à l’échelle continentale de cette stratégie soutenue au plus haut niveau de l’Etat, M. Mouline a cité l’implication de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) qui œuvre pour le développement de ses activités agricoles en Afrique, les actions entreprises par MASEN et la mise en place par l’AMEE d’un centre de formation africain, soutenu par l’UNESCO.

Ce centre, a-t-il dit, est un exemple du partage d’expertise entre les acteurs africains.

La conférence «Power Week Africa» se tient avec la participation de professionnels et d’experts du secteur de l’énergie venus de plusieurs pays, notamment africains. Elle se veut une plateforme de networking et d’échange d’expertise pour le développement du secteur dans le continent. Plusieurs investisseurs prennent aussi part à ce conclave de cinq jours.

 

L’AMEE organise, du 10 au 12 septembre 2019 une formation technique sur l’efficacité énergétique dans le secteur de l’agriculture : systèmes de pompage solaire, au profit d’un  groupe d’une vingtaine de cadres et techniciens de l’Office National du Conseil Agricole de la région de l’Oriental.

Cette formation qui se déroule au sein de l’Institut de Formation aux Métiers des Energies Renouvelables et de l’Efficacité Energétique – IFMEREE d’Oujda- vise le renforcement des capacités participants sur :

- Les applications et les technologies du pompage solaire dans le domaine de l’agriculture, 

- La conception et le dimensionnement des systèmes et des installations de pompage solaire,

- Les normes de qualité et les exigences techniques minimales à respecter pour les projets de pompage solaire au niveau des équipements et des opérations d’installation,

- L’impact du pompage solaire sur le plan environnemental et de gestion rationnelle des ressources hydriques,

- Les technologies et les bonnes pratiques de fertirrigation en liaison avec les projets de pompage solaire.

Cette formation s’inscrit dans un programme de collaboration initié par l’AMEE et l’ONCA contenant une série de formations et d’ateliers de sensibilisation sur le pompage solaire, dans le cadre du projet PSIA- pompage solaire, mené par l’AMEE avec le soutien du GEF et du PNUD.

Organisé conjointement par EDF Group et Emlyon business school campus Casablanca, ce challenge, créé en 2017, ambitionne de soutenir la dynamique entrepreneuriale en Afrique avec deux objectifs, à savoir identifier des partenaires potentiels en dénichant les pépites technologiques du continent et soutenir l'innovation en associant les entrepreneurs locaux au développement d’offres innovantes.

La start-up marocaine Azolis (catégorie Production électrique off-grid) a été désignée comme lauréat du premier «EDF Pulse Africa Tour Maroc». Elle a proposé des batteries intégrant un BMS (Battery Management System) avec «Active Balance» qui permettent d'augmenter leur performance par une durée de vie triplée, d'améliorer leur résistance à la poussière et aux fortes températures. Cette batterie de petite taille, permet d'améliorer le déploiement de système de kits solaires on-grid et off-grid en site isolé.

Le Prix coup de cœur a été remporté par Winsol (catégorie Production électrique off-grid ), une plateforme proposant un système de générateur électrique hybride entre panneau photovoltaïque et éolienne. Cette solution 2 en 1, exploitant deux énergies renouvelables, provenant du soleil et du vent, produit une énergie électrique à haut rendement même dans les conditions non favorables.   
Le Prix Coup de pouce est revenu à Farasha Systems (catégorie Production d'usages et de services électriques) qui fournit aux développeurs et exploitants de centrales ENR (Energies renouvelables), des drones fonctionnant à l'énergie solaire pour l'inspection de centrales électriques. 
Les drones sont dotés d'un système hardware permettant l'acquisition de données provenant des champs solaires et éoliens. 
Ces données sont classées, traitées, archivées et affichées sur une plateforme digitale permettant aux opérateurs des centrales une gestion optimale de leurs coûts d'exploitation et de maintenance, en contribuant également à réduire fortement l'empreinte écologique.

«Si les objectifs du concours EDF Pulse Africa sont toujours les mêmes, nous ne cessons d'innover pour diversifier les modalités de ciblage de projets pour s’assurer le plus en amont possible de l’adéquation entre la nature des projets, les besoins de l’économie locale et les activités d’EDF dans la région», a relevé, à cette occasion, Mario Bernardo, responsable zone Afrique du Nord et président du jury EDF Pulse Africa.

«Cette édition marocaine a révélé l’immense potentiel des start-up du pays. Nous sommes fiers d’encourager ces entrepreneurs marocains, qui ont pu mettre en place des projets ambitieux dont les fondements feront partie des solutions énergétiques de demain», a-t-il jugé.

Pour sa part, le directeur général de l'Agence marocaine de l'efficacité énergétique (AMEE) Said Mouline a mis en relief le rôle de l'innovation et de l’efficacité énergétique dans le développement économique de l’Afrique en générale et du Maroc en particulier, tout en se félicitant du niveau prometteur des projets marocains en compétition.

«La promotion de l’efficacité énergétique au Maroc revêt une importance primordiale. C'est un pilier sur lequel s’appuie le développement économique du pays», a-t-il indiqué.

De son côté, le directeur des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique au ministère de l’Énergie, des Mines et du Développement durable, Mohamed Ouhmed a souligné la place qu'occupe la recherche-développement et l'innovation dans le modèle énergétique marocain basé essentiellement sur le développement des énergies renouvelables et le renforcement de l'efficacité énergétique.

«On est tous convaincu que le driver majeur de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique est l’innovation technologique, et aujourd'hui, tous les pays, notamment africains, sont acculés à intensifier davantage leur coopération dans le secteur de l'énergie, en vue d’asseoir progressivement des mécanismes d’échange et de mutualisation en matière de recherche et d’innovation», a-t-il fait savoir. 

Pour l'édition 2019 du challenge, EDF a lancé «EDF Pulse Africa Tour», une tournée africaine visant à sélectionner des candidats au plus près du terrain dans 7 pays du continent. Le lauréat de chaque édition nationale se verra attribuer une place dans la grande finale qui se tiendra à Paris en novembre.

Pour la finale marocaine, neuf start-ups avaient été sélectionnées proposant des solutions énergétiques dans trois catégories production électrique off-grid, usages et services d’électricité et accès à l’eau grâce à l’électricité (agriculture et eau potable) qui ont présenté leurs projets devant un jury d’experts. 

 

L'Agence Marocaine pour l’Efficacité Energétique (AMEE) et l’Agence Internationale de l’Energie (IEA) ont organisé un atelier de sensibilisation sur la cuisson propre, afin d’examiner et discuter de la situation actuelle de la cuisson au Maroc, les défis et barrières à la cuisson soutenable et propre. Cet atelier était également l’occasion d’approfondir les connaissances sur les nouvelles technologies pour ce mode de cuisson, et d’échanger sur des exemples d’initiatives, programmes et politiques internationales pertinentes.

Saïd Mouline, Directeur Général de l’AMEE, a rappelé que les énergies solaires et la transition énergétique sont toujours une  priorité nationale, et qu’en parallèle des grands projets, il est important de ne pas négliger toutes les petites applications .

La cuisine propre, un atout pour préserver les forêts , et la santé humaine

Un des inconvénients et non des moindres de la cuisson aux feux de bois, reste la déforestation mais pas seulement. En effet, Dans de nombreuses régions en développement, femmes et enfants passent des heures à ramasser du bois et d’autres types de combustible pour cuire les repas sur des feux ouverts ou des cuisinières rudimentaires dans des habitations mal aérées. Outre les risques évidents d’incendie, les dangers pour la santé sont réels, à cause de l’inhalation de fumées toxiques dégagées par une combustion incomplète.

«Une petite partie du Maroc a des modes de cuisson traditionnelles qui ne sont pas très propres , ce qui provoque la déforestation en plus des problèmes respiratoires » a souligné Cédric Philibert, expert à l’IEA également présent à cet atelier. Il a  également soutenu l’importance de mettre en place des solutions au Maroc pour inciter les pays en Afrique subsaharienne à reproduire le même modèle et limiter les problèmes liés à la déforestation et à la santé humaine.

L’atelier a était organisé dans le cadre d'un projet H2020 financé par l'Union Européenne et l'Agence Marocaine pour l'Efficacité Énergétique.

Monsieur Aziz RABBAH, Ministre de l'Energie, des Mines et du Développement Durable, a présidé le Mardi 23 Juillet 2019 au siège du Ministère de l'Energie, des Mines et du Développement Durable, les travaux de la réunion du 3ème Conseil d’Administration de l’Agence Marocaine pour l’Efficacité Energétique (AMEE).

A l’ouverture du Conseil, M. Aziz RABBAH a rappelé l’importance de l’efficacité énergétique dans l’économie marocaine à travers la réduction de la facture énergétique du pays ; les secteurs les plus consommateurs d’électricté étant l’industrie, le bâtiment et l’agriculture. Il a également insisté sur l’exemple que doivent donner les établissements publics dans ce sens, afin de sensibliser l’opinion publique à la rationalisation de l’utilisation de l’énergie. 

Monsieur Saïd Mouline, Directeur Général de l’AMEE, a présenté, par la suite, le rapport de gestion de l’AMEE du premier semestre 2019, les comptes de l’exercice 2018, ainsi que le projet de l’organisation de l’AMEE via un nouvel organigrame. 

M. Mouline a rappelé le contexte internationnal, prometteur en matière d’efficacité énergétique. Ce contexte, a-til précisé s’harmonise avec la Vision Royale qui érige l’efficacité énergétique en priorité nationale. Cette vision a permis la mise en oeuvre d’actions  relatives à l’efficacité énergétique qui vise un impact tangible sur le développement économique, social et environnemental du Maroc.

M. Mouline a cité, par la suite, les programmes ambitieux entamés par l’Agence, à savoir : la mise en œuvre du Décret relatif à l’Audit énergétique obligatoire, la mise en Œuvre du Code de l’Efficacité Énergétique dans le Bâtiment (CEEB), la promotion de la mobilité durable, l’audit énergétique des flottes de transport, la sensibilisation et la formation à l'écoconduite, le covoiturage, la modernisation du parc – auto de l’AMEE et enfin le programme de promotion des systèmes de pompage photovoltaïques pour l’irrigation agricole (PSIA), en partenariat avec le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) ainsi que le programme des mosquées vertes.

 Au terme de la réunion, et après les échanges des membres du Conseil concernant les défis de l’efficacité énergétique dans notre pays,  le Conseil d’Administration a approuvé le PV de la réunion du CA du 28/12/2018 et a arrêté les comptes pour l’année 2018.

L’Agence Marocaine pour l'Efficacité Énergétique (AMEE), le CLUSTER SOLAIRE etl’Association marocaine de l'industrie du solaire (AMISOLE) organisent une journée de sensibilisation sur les mécanismes de financement des projets Energies Renouvelables & Efficacité Energétique, à Casablanca le 20 Juin 2019.

Cette journée de sensibilisation regroupe plus de 200 participants d’horizons variés : ingénieurs, décideurs et chef d’entreprises, professionnels, fournisseurs de services financiers et institutionnels, chercheurs et des experts de haut niveau venant du monde de l'énergie et du secteur financier.

Il s’agit d’une rencontre interactive avec un objectif clé qui est la vulgarisation du sujet des énergies renouvelables et efficacité énergétiquepour les banquiers mais aussi de faciliter l’accès au financement pour les entreprises marocaines, que ça soit les entreprises de services, les fournisseurs ou les clients finaux.

La journée est ponctuée par des présentations de l’ensemble des mécanismes de financement verts existants ainsi que des stands pour le BtoB. Un guide regroupant l’ensemble des offres disponibles sur le marché sera également remis aux participants à la journée.

En termes d’objectifs cette manifestation, constitue une occasion unique qui permettra aux participants de découvrir les outils et les mécanismes de financement des projets d’Energies Renouvelables et d’Efficacité Énergétique à travers des exemples concrets et des modèles, les intervenants présenteront les avantages et les critères d’éligibilité des différents outils financiers.

L'événement était aussi une occasion pour la remise des certificats Taqa pro aux entreprises qui ont été labellisées. Ce label constituera un véritable gage de sécurisation des investissements dans le secteur.

L'AMEE et AOB Group organisent pour la première fois au Maroc la première conférence sur la performance énergétique dans l’hôtellerie. L’événement a eu lieu le Mercredi 19 Juin au Sofitel de Marrakech, il a connu la participation de 200 hôteliers et professionnels de l’écosystème énergétique. Placé sous l’égide du Ministère de l’Energie, des Mines et du Développement Durable, la conférence a été inaugurée par Son Excellence Monsieur le Ministre Aziz RABAH. L’événement a eu pour ambition de sensibiliser l'écosystème des hôteliers et du tourisme en général à l'importance de la gestion efficiente et sobre de l'énergie.

 

Cette conférence sur la performance énergétique dans l’hôtellerie était l’occasion pour les hôteliers marocains de prendre connaissance des solutions concrètes pour optimiser la consommation énergétique de leurs établissements et améliorer ainsi leur compétitivité. En effet le Morseff, ligne marocaine de financement de l’énergie durable destinée au secteur privé, a identifié plusieurs postes énergivores dans le secteur hôtelier notamment la climatisation et le chauffage représentant à eux seuls 34% de la consommation énergétique ainsi que l’éclairage avec plus de 21%.

 

Un des sujets phares de cette conférence concerne la climatisation avec un focus sur les innovations contractuelles de l’efficacité énergétique qui touchent essentiellement les réseaux de froid urbain et la thalasso thermie. De plus, les nouveaux concepts de climatisation en split système on été présentés.

 

Cet événement s’inscrit dans le cadre de l’organisation depuis 4ans des Rencontres Africaines de l’Efficacité Energétique organisées par l'Agence Marocaine pour l'Efficacité Energétique (AMEE),  dont la cinquième édition s’est tenue à Casablanca en Mars 2019 en présence de son excellence Monsieur le Aziz RABBAH, des Maires de la ville de Casablanca et de Rabat ainsi que les  représentants de plusieurs pays Africains et d’Experts en provenance d’organisations internationales telles que la Banque Africaine de Développement (BAD), l’Agence internationale de l’énergie (AIE), et la Banque Européenne de Reconstruction et Développement (BERD) et la banque allemande de développement KFW.

 

In finé, l’événement a eu un objectif de sensibilisation des professionnels de l’hôtellerie au rôle majeur que peut avoir l’efficacité énergétique sur l’amélioration de leurs compétitivité . Une feuille de route est établit en marge de la conférence pour améliorer les économies d’énergie à l’horizon 2020 grâce à la participation d’institutions gouvernementales et d’experts Marocains et internationaux. 

 

Le forum est également une plateforme ayant pour objectif de faire rencontrer acheteurs et fournisseurs qui souhaitent opter pour des solutions technologiques économiques, pouvant réduire significativement les factures énergétiques des hôtels.

Face à l’urgence du changement climatique, accélérer l’adoption de meilleures pratiques en matière d’efficacité énergétique est désormais un impératif pour la communauté internationale. Tel est le leitmotiv des dirigeants et opérateurs publics et privés réunis cette semaine à Washington lors du Forum mondial sur l’efficacité énergétique au cours duquel l’expérience du Maroc a été mise en valeur. 

“Nous sommes un pays qui est cité comme exemple. Cette année, ce sont le Maroc et le Mexique qui étaient à l’honneur”, a déclaré jeudi à la MAP le directeur général de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE), Saïd Mouline.

Le prestigieux Prix du Visionnaire en efficacité énergétique (Energy Efficency Visionary Award) attribué en 2017 à Sa Majesté le Roi Mohammed VI par ce même Forum consacre la pertinence et la proactivité du Royaume à travers la stratégie mise en place dans plusieurs secteurs comme l’industrie, les transports, l’agriculture et le bâtiment.

Garantir l’efficacité énergétique

A Washington, les spécialistes du domaine ont focalisé les discussions sur les moyens de garantir l’efficacité énergétique pour les catégories sociales les plus basses et la manière dont les financements et les subventions peuvent toucher ceux qui n’ont pas les moyens pour investir dans des appareils et des lampes qui consomment moins pour pouvoir réduire la facture énergétique. Dans ce sens, les cas du Maroc et du Mexique ont montré, selon lui, l’importance de mobiliser des financements qui ont permis aux banques locales de financer l’efficacité énergétique.

De l’avis du directeur général de l’AMEE, l’efficacité énergétique est “un peu le parent pauvre de la transition énergétique, au niveau mondial”. Les énergies renouvelables s’accaparent le gros des investissements, et l’efficacité énergétique nécessite beaucoup plus d’investissements, sachant qu’elle est très rentable, a-t-il indiqué, expliquant que chaque dollar investi dans l’efficacité énergétique rapporte quatre dollars au pays “parce qu’on réduit la facture énergétique, on réduit les émissions de GES, on influe sur la balance des paiements des pays, et sur la facture énergétique des citoyens, qui, au lieu de gaspiller de l’énergie, et payer plus, cet argent est réajusté dans l’économie avec un autre impact important”.

Un programme comme le MORSEF, Moroccan Sustainable Energy Financial Facility, a permis de mobiliser plus de 1 milliard de dirhams d’investissements pour les industriels, avec 10% de subventions, a indiqué M. Mouline en insistant sur l’importance de généraliser cette approche à tous les acteurs. L’expérience du Maroc dans le domaine de l’agriculture a été en outre évoquée, citant les outils financiers en place pour aider les agriculteurs à investir dans des pompes solaires au lieu des pompes diesel.

“Il faudrait généraliser ce modèle au reste des citoyens, aux villes, dans les secteurs du transport, parce que c’est important d’accompagner l’investissement dans ce domaine”, a-t-il poursuivi car “tout le monde est gagnant avec l’efficacité énergétique, parce que le pays baisse sa facture énergétique, l’industriel réduit sa facture énergétique et devient plus compétitif, la ville peut baisser sa facture énergétique avec son éclairage public et autre, ainsi que le citoyen qui a besoin d’être aidé pour faire ces investissements”. Outre le financement, le forum a aussi braqué les projecteurs sur l’aspect réglementaire.

Au Maroc, “on a mis en place des normes, des standards, pour les appareils électroménagers, la climatisation, les voitures pour que nous ayons un citoyen averti lorsqu’il va acheter un produit, qu’il sache ce qu’il va lui coûter en terme de facture d’énergie”, a souligné M. Mouline, relevant l’importance d’accompagner les citoyens qui ont des appareils électroménagers très anciens (Réfrigérateurs, climatiseurs..) qui consomment énormément d’énergie mais n’arrivent pas à investir dans de nouveaux, à travers des modes de financements, à l’instar de la prime à la casse pour les taxis. “Mais il faut aussi mettre en place des standards et des normes pour les importations. On ne peut pas importer ce qui, parfois, ne coûte pas très cher mais qui consomme beaucoup”, a-t-il dit en notant qu’au vu des effets du réchauffement climatique et des pics de chaleurs, les appareils de climatisation sont partout présents, de plus en plus bon marché mais pas très efficace, ce qui alourdit la facture d’électricité.

Au Maroc, le texte portant sur les standards relatifs à ce domaine, est aujourd’hui au niveau du secrétariat général du gouvernement, et suit sa voie pour qu’ils puisse entrer en vigueur, a précisé M. Mouline, insistant que l’efficacité énergétique passe par les volets de la réglementation, de l’accompagnement technique et financier ainsi que la sensibilisation. Dans ce sens, il a cité le centre de formation sur l’efficacité énergétique de Marrakech, aussi bien pour le Maroc que pour l’Afrique au vu du nombre important de délégations de plusieurs pays du continent qui viennent en formation dans ce domaine.

Dans ce sens, le Forum de Washington a mis l’accent sur l’importance du continent africain avec ses 600 millions d’habitants sans électricité aujourd’hui, ce qui pose l’impératif de veiller à les doter d’électricité selon un modèle complet qui intègre les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Ainsi, l’industrie marocaine présente aujourd’hui, selon M. Mouline, un savoir-faire et des produits développés – du panneau solaire jusqu’aux batteries, qui sont fiables et qui s’exportent au niveau international.

L’AMEE a pris part à La 6ème édition du Salon international des technologies de l’eau et de l’assainissement (SITeau) qui a eu lieu à Casablanca du  mardi 11 au jeudi 13 juin 2019 , sous le thème « Eau, changements climatiques et nouveau modèle de développement ».

Organisée en partenariat avec la Coalition Marocaine pour l’Eau « COALMA », cette édition se veut un vecteur de rassemblement des parties prenantes nationales et internationales et des jeunes sur la question de la préservation de l’eau, de l’énergie par l’eau et pour l’eau, dans le but de placer l’eau dans le projet « nouveau modèle de développement » engagé au Maroc sur hautes directives du Roi Mohammed VI.

L’AMEE était au service des visiteurs du salon pour présenter son expertise en matière de technologies en relation avec l’eau à savoir, le pompage solaire, les Microcentrales hydrauliques…etc

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