Le vendredi 12 Avril 2019, l’Agence Marocaine pour l'Efficacité Énergétique AMEE en collaboration avec la Coopération Internationale Allemande GIZ, a organisé la Cérémonie de clôture du « projet d’accompagnement de quatre établissements d’ingénierie (ENSA Tanger, FST Tanger, ENSMR et ENSA Al Hoceima) pour l’intégration du Module Efficacité Energétique en Industrie».

Ce projet, mené par l’AMEE avec l’appui du Projet DKTI IV de la Coopération Internationale Allemande GIZ et en partenariat avec l’Ecole Nationale des Sciences Appliquées de Tanger, l’Ecole Nationale des Sciences Appliquées d’Al Hoceima, la Faculté des Sciences et Techniques de Tanger ainsi que l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Rabat, a pour objectif d’une part, de contribuer aux efforts déployés en vue de fournir les compétences nécessaires en quantité et en qualité et d’autre part, de développer une expertise nationale capable de relever le challenge visé par notre pays en matière d’économie d’énergie et de préservation de l’environnement.

Le processus d’accompagnement des établissements susmentionnés, a consisté en le développement d’un module de formation en « Efficacité Enegétique en Industrie » basé sur des pratiques internationales adapté au contexte industriel marocain ainsi que le renforcement des capacités des enseignants via une formation des formateurs pour pouvoir l’intégrer par la suite dans leurs cursus.

Dans une phase pilote,le programme de développement et de déploiement du Module «Efficacité Enegétique en Industrie» a été mené avec quatre établissements: L’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Rabat, la Faculté des Sciences et Techniques de Tanger, L’Ecole Nationale des Sciences Appliquées de Tanger et l’Ecole Nationale des Sciences Appliquées d’Al Hoceima avec l’ objectif de le répliquer au niveau national. 

Il est à souligner que l’adoption de l’approche multi-établissements durant la phase pilote vise principalement à répondre à l’objectif d’asseoir un cadre favorable pour l’initiation du réseautage, de synergie et d’échange entre les établissements partenaires.

Rappelons que Depuis l’adoption de la loi 47-09 relative à l’efficacité énergétique, le gouvernement marocain est en train d’élaborer les décrets d’application relatifs aux études d’impact énergétique, à l’audit énergétique obligatoire et aux organismes d’audit et de contrôle technique. Ces efforts législatifs traduisent la volonté du pays de renforcer la cohérence entre sa stratégie des énergies renouvelables et sa politique d’efficacité énergétique.

et que ces efforts ne peuvent aboutir aux résultats escomptés sans avoir mener des actions de formation, de perfectionnement, de la formation professionnelle, de recherche scientifique et de démonstration de techniques afin de promouvoir l’efficacité énergétique et les économies d’énergie.

 

L'Agence Agence Marocaine pour l'Efficacité Énergétique AMEE et L’Institut de Recherche en Énergie Solaire et Énergies Nouvelles IRESEN  avec le soutien du Ministère de l’Énergie, des Mines et du Développement durable ont organisé le 05 et le 06 avril 2019,  deux journées de formation pour initier la presse marocaine aux domaines des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Ces deux jours ont été marqués par la présence du Ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable Monsieur Aziz RABBAH, de Monsieur Mohammed GHAZALI, Secrétaire Général du Ministère de l'Énergie, des Mines et du Développement Durable, Monsieur Said MOULINE, Directeur Général de l’AMEE ainsi que Monsieur Badr IKKEN, Directeur Général de l’IRESEN qui a ouvert le bal avec un mot de bienvenu avant de passer à la présentation des avancées réalisées par l’IRESEN et le GEP.

La Première journée s’est poursuivie par une visite du Green Energy Park, une plateforme de recherche et développement appliquée située dans l’écosystème de l’Université Mohammed VI Polytechnique à BenGuerir. Il s’agit d’une infrastructure pionnière en Afrique et dans la région, dont l’objectif est de tester et valider les applications des différentes technologies solaires, à une échelle pilote et de démonstration préindustrielle. Les journalistes ont pu ainsi y découvrir les technologies solaires et leurs applications diverses ainsi que les projets de recherche et d'innovation sur lesquels travaillent les chercheurs de la plateforme, qui, après 2 ans d'existence, et en convergeant les efforts du monde universitaire et industriel, arrivent à faire émerger des solutions innovantes dans le domaine de l’énergie solaire pour des problématiques locales et continentales.

Le 2ème jour a été marqué par la visite de la Green Plateform de l'AMEE à Marrakech, centre de formation placée catégorie II de l’UNESCO. Un centre qui assure l’organisation de sessions de formation continue sur les thématiques de l’efficacité énergétique destinées aux acteurs dans les secteurs du transport, du bâtiment, de l'industrie, de l'agriculture et de l'éclairage public. Les journalistes ont eu une formation sur plusieurs thématiques de l’efficacité énergétique. 

Il est à rappeler que les objectifs des formations organisées par l’AMEE sont de deux types :

-    Formation continue de courte durée dont l’objectif est de permettre aux bénéficiaires d'acquérir les connaissances nécessaires et les outils de conception, dimensionnement, suivi, réception et entretien des projets d’équipement et/ou de construction dans le domaine de l’efficacité énergétique et énergies renouvelables,

-    Formation des formateurs dont l’objectif est de multiplier les compétences nationales et organiser le transfert du savoir-faire dans les conditions respectant la qualité et le contenu des formations.

L’AMEE organise, du 27 au 29 mars 2019 au niveau de son Centre de formation à Marrakech, une formation technique sur le pompage solaire au profit d’un 1ergroupe de 21 techniciens entrepreneurs membres du réseau régional des entreprises spécialisées en énergies durables (RESOVERT SM) de la région de Souss Massa

Cette formation vise le renforcement des capacités participants sur :

-      Les applications et les technologies du pompage solaire dans le domaine de l’agriculture, 

-      La conception et dimensionnement des systèmes et des installations de pompage solaire

-       Les normes de qualité et les exigences techniques minimales à respecter pour les projets de pompage solaire au niveau des équipements et des opérations d’installation

-       Les technologies et les bonnes pratiques de fertirrigation en liaison avec les projets de pompage solaire

Cette formation s’inscrit dans un programme d’action contenant une série de formations et d’ateliers de sensibilisation sur le pompage solaire, en cours de réalisation dans le cadre du projet GEF- pompage solaire, mené par l’AMEE avec le soutien du GEF et du PNUD Maroc.

A l’occasion de la journée internationale de la femme le 8 Mars 2019, l’Agence Marocaine pour l’Efficacité Énergétique «AMEE», présente ses vœux à toutes les femmes marocaines.

C'est une occasion pour mettre en exergue le rôle et la contribution de la femme au développement économique, social et environnementale.

Dans ce cadre, et en plus de la prise en compte systématique de la dimension genre dans toutes ses actions, l’AMEE encourage l’intégration de la femme dans le secteur de l’énergie.

L’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) a remporté, mardi 02 avril, le Prix Morseff de l’efficacité énergétique. Cette consécration de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) couronne les efforts consentis par l’agence dans l’ensemble de ces activités et programmes d’efficacité énergétique, notamment les programmes régionaux qui visent à encourager les initiatives locales, et cherchent à optimiser la capacité des acteurs locaux à contribuer aux objectifs énergétiques du Maroc à l’horizon 2030.

En effet, l’AMEE ne cesse d’encourager l’utilisation rationnelle de l’énergie à l’échelle locale à travers :

- Un appui à la gouvernance locale, notamment, par le développement d’une structure de pilotage et de gestion nationale, l’accompagnement d’équipes énergie municipales, et l’appui aux décideurs locaux ;

– Le transfert de savoir-faire par le renforcement des capacités institutionnelles et personnelles requises pour la mise en œuvre d’actions planifiées, tout en consolidant l’offre locale en matière d’enseignement et de formation professionnelle ;

– L’accès à l’information, la sensibilisation et l’orientation du citoyen, en l’occurrence, par le soutien aux actions de communication locales, le développement d’outils destinés aux communes et l’établissement d’« espaces info énergie » ; et par,

– Le développement de modèles institutionnels financiers permettant aux collectivités d’investir dans les technologies énergétiques durables, à travers notamment un appui à la structuration de partenariats public-privé (PPP).

D’un montant global de 110 millions d'EUR, MorSEFF est la ligne de financement de l’énergie durable destinée aux entreprises privées marocaines. 

Se félicitant des résultats probants et reluisants de ce programme qui offre des subventions d'investissement qui sont financées via des dons de la Facilité d’Investissement pour le Voisinage de l’Union européenne (FIV), le Directeur général de l’AMEE, Saïd Mouline, a déclaré à cette occasion que « l’AMEE a accompagné le Morseff depuis le début en sensibilisant les acteurs publics et privés ».

Mettant en avant l’importance du levier financier pour la réussite de la stratégie d’efficacité énergétique, le Directeur général de l’AMEE a rappelé les tournées organisées, notamment, « avec la CGEM pour sensibiliser les investisseurs et montrer qu’il y a des outils non seulement techniques, mais aussi des outils financiers pour accompagner cette politique d’économie d’énergie ».

Dressant le bilan de la première partie du programme MorSEFF, M. Mouline a considéré que « les seize investissements marocains dans l’énergie durable qui ont été récompensés constituent, aujourd’hui, des success-stories ».« Ce sont des entreprises qui ont pu économiser de l’énergie, qui ont pu réduire leur facture énergétique et leurs émissions de gaz à effet de serre », a-t-il déclaré.

A noter que les seize entreprises primées ont réalisé des économies d’énergie de plus de 82 GWh/an et de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 23 700 tonnes d’équivalent CO2, ce qui équivaut à plus d’un million d’arbres plantés.

Par ailleurs, il est à noter que la ligne de financement MorSEFF est soutenue par l'Union européenne et développée par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), en coopération avec la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Agence française de développement (AFD), et la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW). Elle permet aux entreprises marocaines d’accéder à : 

-Des prêts ou leasing pour l’acquisition d’équipements ou la réalisation de projets d'efficacité énergétique ou énergie renouvelable ;

-Une subvention d’investissement de 10% du crédit

-Une assistance technique gratuite pour l’évaluation, la mise en œuvre et la vérification du projet

-Une distribution locale par des banques partenaires, BMCE Bank (et sa filiale Maghrebail) et Banque Populaire (et sa filiale Maroc Leasing).

"Tirer profit de l’immense potentiel dont dispose le continent africain en matière d’énergies renouvelables est tributaire d’une bonne gouvernance et de la mise en place d’institutions professionnelles et spécialisées", a indiqué, samedi à Dakhla, le Directeur général de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE), Saïd Mouline.

Une gouvernance optimale, la création d’entités dédiées spécialement au développement et à l’exploitation des énergies renouvelables et la mobilisation des forces vives des pays africains sont des éléments fondamentaux pour réussir le défi de la révolution énergétique, a expliqué M. Mouline qui intervenait lors d’une session plénière sur « les opportunités de développement pour l’Afrique dans les énergies renouvelables » organisée dans le cadre du Forum Crans Montana.

Dans cette ligne, le Maroc s’érige en modèle en Afrique et même sur le plan mondial dans la mesure où le Royaume, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, a mis en place des stratégies et des plans dans le domaine énergétique et a érigé les énergies renouvelables en une priorité de premier rang, a relevé M. Mouline.

Grâce à cette volonté, il a été procédé également à la mise en place de plusieurs institutions chargées spécialement de développer ce secteur vital pour l’avenir du pays mais aussi du continent africain, a dit le DG de l’AMEE, mettant l’accent sur l’importance des investissements et de la formation des jeunes pour réduire la dépendance de l’Afrique en énergie.

S’exprimant également à cette occasion, M. Mohamed Ghazali, secrétaire général du ministère de l’Énergie, des mines et du développement durable, a souligné que l’Afrique, un continent qui souffre de problèmes mais qui suscite de l’espoir, doit exploiter son potentiel énorme en matière d’énergies renouvelables et nouvelles pour relever les défis de la croissance.

« Les africains, nous avons encore la possibilité de créer et de construire notre avenir. Notre destin est entre nos mains », a fait observer M. Ghazali, appelant à encourager les investissements dans l’économie verte et à la mise en place de pôles industriels régionaux intégrés pour réaliser l’intégration régionale.

Dans le même sillage, le directeur des Partenariats et de la coopération internationale à MASEN, M. Ali Zerouali, a passé en revue les étapes de la « révolution énergétique » au Maroc depuis 2008 et les conditions internationales ayant imposé le changement du modèle énergétique dans le Royaume.

La politique énergétique au Maroc, lancée grâce à la volonté de SM le Roi, a donné une « nouvelle dynamique » au secteur qui se positionne actuellement en tant que priorité, a poursuivi M. Zerouali, rappelant qu’une stratégie a été élaborée en la matière en collaboration avec toutes les parties prenantes.

Cette stratégie, a-t-il signalé, vise à porter à 42% en 2020 et 52% en 2030 la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national, assurant que l’objectif étant de réduire de 12% la consommation de l’énergie en 2020 et 15% en 2030.

Les autres intervenants lors de de cette session plénière ont souligné qu’un marché régional compétitif et le développement de grands projets d’infrastructures transfrontaliers doivent constituer une priorité dans les plans des pays africains, précisant que la révolution énergétique nécessite de nouveaux modèles de financement.

Les actions d’efficacité énergétique devant être mises dans les domaines des transports, de l’industrie et du bâtiment ont été également au débat lors de cette rencontre de haut niveau.


L’AMEE a participer, le lundi 04 mars 2019, à la cérémonie d’inauguration du projet relatif à l’équipement de « DarTaliba » à la localité d’Adreje, Province de SEFROU, par un système de chauffe eau solaire pour la production d’eau chaude et la rénovation de son système d’éclairage. Ce projet, qui s’inscrit dans la politique générale de l’AMEE visant la mise à niveau énergétique des édifices à caractère social,  est financé par le Fonds canadien de soutien aux initiatives locales.

Ce projet pilote initié par l’Association Attadamoun pour le Développement & le Partenariat, El Menzel, Sefrou a bénéficié de l’accompagnement et de l’Assistance technique de l’AMEE à travers la réalisation de l’étude technique. D’autres sites dans la région ont été étudiés par l’AMEE en collaboration avec ladite association.

En plus des représentants de l’AMEE et de l’Association Attadamoun, cette cérémonie a connu la participation des autorités locales et du chargé d’affaires et conseiller politique à l’ambassade du Canada à Rabat.

La cérémonie de célébration officielle du «Earth hour Maroc» s’est déroulée le 30 mars à Tétouan sur la place El Feddan. Au Maroc, pour la 2ème année consécutive, la mobilisation se fera au profit de la préservation des ressources en eau.

EARTH HOUR, événement international initié au Maroc par le Fonds Mondial pour la Nature(WWF) en partenariat avec l’Agence Marocaine pour l’Efficacité Energétique(AMEE), est l’occasion de mettre en lumière une cause nationale liée à la conservation des ressources naturelles, à la transition vers les énergies renouvelables, à la promotion d’une alimentation et d’une agriculture durables, à l’adoption d’une législation et de pratiques commerciales respectueuses du climat… Cette année, au Maroc, nous nous mobilisons pour l’eau !

Rappelons que le WWF – Fonds Mondial pour la Nature – est une ONG internationale qui agit pour la protection de la nature et de l’environnement et qui œuvre en faveur du développement durable. Créée en 1961, elle compte aujourd’hui plus de 5 millions de membres et un réseau actif dans plus de 100 pays avec près de 12 000 programmes de protection de la nature. La mission du WWF est de stopper la  dégradation de l’environnement naturel de la planète et de construire un avenir où les humains vivent en harmonie avec la nature.

l'AMEE a prit part aux  Rencontres africaines de l’efficacité énergétique, qui se sont déroulées le 13 mars à casablanca sous le thème « l’éclairage public et smart cities »

Initié par AOB Group sous l’égide du ministère de l’Énergie, des mines et du développement durable, en partenariat notamment avec l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE), cet événement a réuni plusieurs professionnels de l’écosystème énergétique et des villes ainsi que des experts de l’efficacité énergétique du Maroc et d’ailleurs.

Lors de cet événement qui a connu une grande participation des pays africains, M.  Saïd Mouline, Directeur Général de l'AMEE, n’a pas manqué de souligner le rôle de locomotive joué par le Maroc qui donne de bels exemples aux autres pays africains sur le plan de l’efficacité énergétique et du développement durable en général.

« SM le Roi a été très clair lors de la Cop22. De grands projets pour notre continent, qui est certes très faible émetteur de gaz à effet de serre, mais qui se prend en main pour son développement », a-t-il relevé.

« Un développement par l’Afrique pour l’Afrique », a-t-il précisé en expliquant que le continent à tous les moyens pour concrétiser cette orientation stratégique irréversible.  «Nous pensons que nous avons aujourd’hui tous les moyens et le Royaume du Maroc montre l’exemple avec les grands projets d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique qu’il a mis en place », nous a-t-il confié.

Dans ce sillage, il a mis en avant l’importance et la chance inouïe « d’avoir  cette vision portée au plus haut niveau de l’Etat » en appelant à une implication de tous les acteurs dans cette perspective. « Il faut l’accompagner, il faut montrer que nous sommes dans ce schéma et montrer que les réalisations que nous avons pu concrétiser dans notre pays peuvent se développer sur tout le continent », a-t-il soutenu.

Aujourd’hui, nous avons au Maroc plusieurs expériences réussies qui peuvent aider à avoir des villes efficaces énergétiquement  et qui peuvent servir d’exemples pas uniquement sur l’aspect technique et technologique, mais aussi sur l’aspect financement et accompagnement.

Tout en soulignant l’importance de la rationalisation de la facture énergétique des villes, il a insisté sur le volet financement de projets qui demeure une sérieuse entrave qui empêche d’atteindre cet objectif.

Pour lui, une ville intelligente sur le plan énergétique est une ville respectueuse de l’environnement, sobre, au fonctionnement et au développement cohérents sans avoir une gouvernance efficace de l’énergie.

Une efficacité qu’on ne peut atteindre sans que les responsables des différentes collectivités territoriales marocaines et africaines n’aient pas le réflexe  de l’efficacité énergétique dans leur processus décisionnel, a-t-il souligné.

« Rendre les villes marocaines et africaines intelligentes sur le plan énergétique », ce rêve qui commence quoique timidement à prendre forme semble tenir à cœur au directeur de l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE), Saïd Mouline. Celui-ci a énergiquement appelé à projeter les villes dans une transition énergétique. 

Comme à son habitude, le DG de l’AMEE qui ne se lasse pas de promouvoir les politiques d’efficacité énergétique a appelé les responsables africains présents à la 5 e édition des rencontres africaines pour l’efficacité énergétique à inscrire leurs politiques de villes dans une logique d’optimisation énergétique.

Selon lui, la première des actions à mettre en place pour inscrire une telle action dans le temps et permettre son succès est la réduction de la facture énergétique des communes. « Aujourd’hui, une ville a une facture énergétique liée à l’éclairage public, à ses bâtiments, à sa flotte, à la valorisation énergétique des déchets… l’optimisation de tout ceci est un volet important pour qu’une ville puisse réduire sa facture énergétique », a-t-il affirmé dans une déclaration au Levert.ma. « Dans ce sillage, on parle à la fois d’un volet économique et d’un volet environnemental », a précisé cet ingénieur spécialisé dans les secteurs de la protection de l’environnement.

  • Une approche intégrée 

Tout en rappelant que la pollution de l’air dans les villes et très liée à la consommation de l’énergie, au transport, à la gestion des déchets, etc., il a souligné qu’il ne faut « non seulement rendre la qualité de l’air dans les villes acceptable, mais aussi avoir une approche économique afin de rentabiliser les projets et baisser cette facture ».

Appelant les maires et les différents responsables présents à plus de vigilance, il y a expliqué à ces derniers qu’ils doivent avoir le réflexe de l’efficacité énergétique lors de leur processus décisionnel. « Il y a des autorisations que vous donner dans des projets touristiques hospitaliers, ayez ce réflexe lié à l’efficacité énergétique et veillez à son respect », leur a-t-il adressé le message directement.

Il a, dans ce sens, expliqué qu’il faut travailler sur le volet technique pour avoir une ville smart sur le plan énergétique. «Nous avons des expériences réussies dans le pays dont certains ont été portés par l’AMEE qui a travaillé avec beaucoup d’acteurs », a-t-il soutenu. Des expériences qu’il faut à juste titre dupliquer d’après lui.

Tout en soulignant qu’une politique d’efficacité énergétique repose entre autres sur une mise à niveau de la réglementation, une réactive assistance technique, il a insisté sur le soutien financier. En indiquant que l’aspect financement est aussi important que les autres, il a appelé les bailleurs de fonds internationaux « à investir dans ces projets qui sont aussi rentables ».

  • La gouvernance comme clé de succès 

M. Mouline a, tout en soulignant que les villes ont une facture énergétique lourde qu’elles doivent rationaliser, insisté à relever que l’adoption des nouvelles technologies n’est pas suffisante et qu’il faut aussi travailler sur la gouvernance.

« On parle beaucoup de l’éclairage public, mais il y aussi le transport en commun la flotte des communes, leurs bâtiments… il faut trouver un équilibre », a-t-il martelé. Celui-ci ne peut être atteint sans le travail simultané sur tous les aspects qui peuvent aider à avoir des villes efficaces énergétiquement et qui peuvent servir d’exemples pas uniquement sur l’aspect technique et technologique, mais aussi sur l’aspect financement et accompagnement. Ce dernier est le volet auquel il faut accorder le plus d’attention, de son point de vue.

  • Pour plus d’implication du privé

Détaillant l’aspect financement, il est revenu sur l’expérience des sociétés de développement local (SDL). «Il y a des  expériences de SDL qui ont réussi et d’autres non. Donc, il faut être très vigilant, il faut qu’il ait une visibilité, il faut qu’il ait de la transparence et la confiance surtout qu’on fait appel au secteur privé », a-t-il indiqué.

Selon lui, entre privé et privé, les projets d’efficacité énergétique vont bon train. « Il y a des entreprises qui ont réussi à faire des économies, donc il faut dupliquer cela sur les communes », a-t-il relevé.

Tout en notant que les villes n’ont pas toutes les moyens de faire ces investissements elles-mêmes, il a mis en exergue qu’il y a des formules qui se présentent dans le cadre de contrats à moyens et à long terme. Selon lui, le surcoût d’investissement, qui est de 5, 10 à 15%, pourrait être très vite rentabilisé.

«  Le contexte dans notre pays est que nous payons un prix de l’énergie qui est de moins en moins subventionnée, qui est assez élevé. C’est pour cela que ces factures sont importantes aujourd’hui », a-t-il tiré la sonnette d’alarme. « C’est pour cela que ces projets sont rentables pour la ville, pour le citoyen et pour l’environnement parce que tout ce qu’on fait en économisant de l’énergie et bénéfique pour toutes les parties prenantes », a-t-il conclu.

 Source : www.levert.ma

Page 1 sur 44

Login Form